En l’état actuel, le PLR ne peut adhérer à aucune des solutions mises en consultation. Il demande que le Conseil d’État et la DIAF examinent d’autres possibilités, notamment l’instauration de députés suppléants.
La méthode choisie par le Conseil d’État et par la DIAF nous laisse dubitatifs. Visiblement, il s’agit de faire passer à tout prix le système bi-proportionnel. En proposant la fusion des cercles électoraux, qui est une solution inacceptable, le Gouvernement cherche à faire passer un système très favorable à certaines formations politiques. De deux choses l’une. Soit le Conseil d’État privilégie une solution et c’est celle-là qu’il doit mettre en consultation. Soit il veut une démarche réellement ouverte, et ce sont toutes les solutions qui doivent être examinées. Quoi qu’il en soit, en ne choisissant pas, le Gouvernement s’expose une fois de plus à l’accusation de pusillanimité.
La loi actuelle est lacunaire et profite aux criminels. Il est temps de corriger la situation et de donner à la police les moyens essentiels dont elle a besoin. Le PLR salue donc la volonté d'adapter la loi sur la police. Il s'agit d'un premier pas positif qui doit être suivi d'autres mesures.
Depuis le 1er janvier 2011, il existe une importante lacune juridique qui prive la police de moyens essentiels de lutte pour prévenir la commission d’infractions graves. En effet, si les enquêteurs n’ont pas de soupçons concrets quant à la commission d’une infraction, ils ne peuvent pas participer à un forum de discussion sur internet pour démasquer d’éventuels pédophiles, ils ne peuvent pas suivre secrètement des personnes soupçonnées de commettre des délits graves comme des cambriolages en série et ils ne peuvent notamment plus infiltrer un milieu criminel ou conclure des transactions fictives (deal, drogue, …) sous couvert d'une identité d'emprunt. D'autre part, l'utilisation de moyens techniques efficaces comme le suivi GPS n'est plus possible et profite aux criminels. Il est temps de redonner à la police les moyens dont elle a besoin.